Après 4h de vol, nous atterrissons à Bali vers 1h du matin. A la sortie de l’aéroport, nous arrivons dans un environnement très humide avec des températures comprises entre 30 et 35°, y compris la nuit ! Et ces températures nous conviennent totalement 🙂 Nous changeons du tout au tout puisqu’à la place de la vie en tente ou en van, on dort maintenant dans des hôtels avec un vrai lit, une douche et une piscine! Le choc de simplification est rude ! Plus besoin de chercher où dormir chaque soir, une douche chaude par jour, des repas complets et du repos, du repos, du repos !
Première nuit passée, nous découvrons les charmes de Bali, à Kuta très exactement, zone très touristique, proche de la capitale Denpasar avec ses longues rues commerçantes, ses plages et ses routes embouteillées. Nous commençons la journée par un petit-déjeuner dans un Warung (restaurant) avec des spécialités locales au menu et jus d’oranges frais (Natural orange juice, hein il y a que ça de vrai ;)), le tout pour 7€ à nous deux. Et là Sophie découvre les massages en institut qui coûtent seulement 6€ par personne et par heure ! Je vous laisse imaginer la suite! On sent que les 2 prochaines semaines vont être très compliquées avec ce programme quotidien ! Les 2 journées suivantes se ressemblent en tout point de vue : dodo, piscine, repas, plage, massage, repas, dodo ! Nous cherchions un endroit où nous reposer après ces 6 mois de périple, il n’y a pas à dire, c’est le cadre idéal !

Après 4 jours de repos, nous avons la bougeotte et partons pour une maison d’hôte à Nusa Dua dans la péninsule Sud. La péninsule en elle-même n’est pas spécialement jolie mais nous visitons le temple d’Uluwatu, juché au bord des falaises, entouré de singes chapardeurs (lunettes, peluches, Coca, tout y passe…). Nous assistons à une FireDance au coucher de soleil sur un rythme de musique locale dans une arène avec plus de 1000 personnes aux alentours. Business is business…


Nous partons ensuite pour Ubud au centre de l’île qui en est le cœur culturel avec ses palais et ses rizières à perte de vue. Nous passons 4 jours dans un hôtel avec une chambre gigantesque, une terrasse où prendre le petit-déjeuner servi chaque matin et une piscine pour le même prix qu’une place de camping où poser la tente en Australie! Oui on vend du rêve 😉 Jusqu’à présent, nous nous déplacions essentiellement en taxi mais nous adoptons le moyen de locomotion local : le scooter ! Adopté par tous les locaux de 7à 77 ans … et c’est pas une blague! Et c’est une première fois car il s’avère qu’aucun de nous deux n’a conduit de scooter dans sa jeunesse ! Par contre Bali, c’est pas forcément le meilleur endroit pour débuter en scooter : le flot de scooters sur la route nous oblige à être sur le qui-vive à chaque instant quand ce ne sont pas les enfants, les poules ou le chiens qui traversent la route n’importent comment. On devient bilingue en klaxon balinois, ici tout le monde klaxonne pour dire bonjour ou attention je te double, je tourne à droite ou tout simplement comme ça car ça faisait longtemps qu’ils n’avaient pas appuyer sur le klaxon ! Finalement on s’y fait vite et on se faufile entre les voitures comme si on avait fait ça toute notre vie.


Au menu des visites : les rizières de Campuhan sous un soleil de plomb dès 8h du matin, les terrasses de Tegalagang (sous la pluie en scooter pendant 25 km :)), le temple sacré de Pura Tirta Empul ainsi que le temple de Gunung Kawi. On recommence notre baroudage à gauche, à droite, tout en profitant du confort offert par ce pays, dont les habitants sont vraiment très accueillants et extrêmement avenants, qu’ils soient dans l’hôtellerie ou juste rencontrés dans la rue. Fait amusant, lors d’une balade dans une rizière, nous rencontrons par hasard un couple d’italiens avec lequel nous avions sympathisé en Australie lors de notre excursion 4×4 à Fraser Island. Comme quoi le monde est petit !




Et finalement, nos vieux démons nous reprennent et nous nous laissons embarquer dans une randonnée très courue sur l’île : l’ascension du mont Batur pour admirer le lever de soleil ! Et qui dit lever de soleil, dit lever tôt, surtout que le soleil se lève ici à 6h ! Sauf que le mont en question est à 1h30 de route. Nous voici donc réveillé à 01h45 du matin, pour se faire emmener au point de rendez-vous et démarrer notre randonnée à 03h45 (oui ça pique !). Ascension assez complexe à cause de la pente mais aussi parce que nous ne sommes pas les seuls à défiler dans les chemins avec nos frontales (on a compté quasiment 500 personnes). Arrivée vers 05h45 au sommet pour admirer…des nuages… Eh oui ! Nous ne voyons qu’une nappe de nuages sur la vallée, autant dire que nous ne verrons le lever du soleil que bien plus tard ! Cela se lève peu à peu et nous commençons à avoir la vue sur la mer et les alentours ! Et c’est vrai que c’est beau (mais c’est loin, les initiés comprendront) ! Nous prenons une petite collation alors que les températures avoisinent les 5-6°C et profitons d’un beau temps à la descente. La fatigue commence à avoir raison de nous et cela devient de plus en plus difficile de finir cette randonnée qui nous aura pris au total 5h aller-retour pour un dénivelé proche de 800m.



Nous revenons à la chambre aux alentours de 10h30 pour finir dans un état de comatage absolu (Sophie dans le lit, moi dans la piscine). Journée quasi off, nous lézardons jusqu’à avoir une idée de génie : allez prendre un verre autour d’une des plus belles piscines du monde (indiquée à 20 minutes de notre hôtel). Après 45 minutes de galère en scooter (merci Google Maps…), nous arrivons au Hanging Gardens Of Bali, hôtel 5* perdu au milieu de nulle part dont les gardiens nous ouvrent les portes très gentiment. Nous déboulons donc dans l’hôtel, sapés comme des sacs, avec nos casques de scooter à la main pour boire un verre autour de cette piscine soit-disant magnifique. Et là ! Le coup de grâce ! Il faut payer la somme de 650 000 roupies par personne (soit 45€) juste pour accéder à la terrasse et pour boire un verre ! 45 € par personne et sans pouvoir se baigner car les premiers prix pour accéder à la piscine sont à 2 millions de roupies par personne (140€) ! Bref, on oublie, on fait le chemin inverse en se permettant de prendre une petite photo volée de la piscine depuis les hauteurs environnantes (un peu en mode paparazzi mais sans l’objectif) et on repart dans le centre ville d’Ubud pour aller passer la soirée, après avoir bien perdu notre temps 🙂


Nouveau changement, après Ubud au centre de l’île, nous partons vers Amed, au Nord-Est de l’île, assez difficile d’accès (3h30 de route), connu pour être un joli petit port de pêcheurs mais aussi pour ses spots de plongée. Nous arrivons en début d’après-midi sous une chaleur insoutenable et arrive ce qui doit arriver quand on réserve à l’arrache la veille pour le lendemain, on a oublié de vérifier un paramètre essentiel : la présence d’une piscine. Nous mangeons à la cuisine de notre hôtel et regagnons notre chambre qui dispose d’une très jolie vue sur la mer mais, cela ne suffit pas à nous rafraîchir… Nous partons ensuite vers la ville à pied (parce qu’en plus de ne pas disposer d’une piscine, l’hôtel est à 2km du centre-ville, bravo pour le choix…) et marchons sur la fameuse plage de sable noire dont tous les guides touristiques parlent. Néanmoins, nous avons prévu de profiter de l’autre attraction de la ville,la plongée, en réservant une matinée pour aller explorer l’épave du Liberty, bateau japonais échoué en 1942.

Lever à 7h du matin, nous déjeunons en vitesse et partons vers le centre de plongée. On recupère les affaires (masques, combinaisons, gilets, bouteilles) et on part à 15km à l’Ouest d’Amed pour rejoindre le site de plongée. Première surprise : l’épave est à quelques mètres du rivage (5m tout au plus) et c’est relativement déroutant de rentrer avec tout le matériel dans l’eau plutôt que de plonger d’un bateau (c’est déroutant mais c’est surtout très compliqué avec le poids du matériel). Deuxième surprise : l’eau est chaude ! Mais alors bien chaude, entre 28 et 30°C, ce qui nous permet d’apprécier d’autant plus cette plongée. Nous plongeons une première fois, pendant environ 40 minutes, à tourner autour de l’épave et à admirer les coraux et les poissons tout autour. C’est vraiment superbe et sans communes mesures avec la grande barrière de Corail. Nous ne dépasserons pas les 12m de profondeur mais c’est largement suffisant pour nous qui n’avions pas plongé depuis Novembre 2015 et le passage de notre Niveau 1 (en piscine). Repos pendant 30 minutes et nous repartons à l’assaut de l’épave pour cette fois descendre un peu plus profond (15m environ) mais surtout nous balader dans l’épave et apercevoir des tortues et des raies. Magnifique spectacle, nous rentrons épuisés mais ravi de cette superbe expérience. Repas rapide et nous repartons en ville pour nous balader le long de la plage. Nous profitons honteusement d’une rencontre fortuite avec un couple de belges connu lors de la plongée et qui nous invite à la piscine de leur hôtel, face à la mer (comble du luxe !). Au vu des températures extérieures (proches des 35-37°), le moment est particulièrement bien choisi ! Repas dans la ville puis massage dans un institut, on en va pas perdre les bonnes habitudes!, et nous rentrons à l’hôtel dormir car le réveil sonne tôt le lendemain.

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Et une fois de plus, lever vers 7h pour partir en direction de Nusa Lembongan, petite île à l’Est de Bali, qui nécessite de prendre un bateau à Sanur (à 4h de route) pendant environ 40 minutes. Une idée de génie me traverse l’esprit (il en fallait bien une après le choix de la chambre précédente…) : nous réservons une chambre à Sanur pour notre retour 3 jours plus tard et nous déposons une grosse partie de nos bagages dans cet hôtel. Cela nous permet de voyager léger sur l’île, d’autant plus que le paquetage est limité. Nous prenons donc le bateau public, qui sent bon le mazout, et nous arrivons à Nusa Lembongan, qui, d’après les guides touristiques, ressemble en tout point à Bali il y a environ 10 ans : peu de routes, pas de gros hôtel, et un calme véritablement apaisant. Nous rejoignons notre chambre d’hôtel, véritable havre de paix au milieu de l’île, très luxueuse, avec accès direct à la piscine. Nous passerons 3 jours sur l’île, à nous reposer, à se balader en scooter (périlleux certaines fois), à admirer les couchers de soleil depuis la plage et à profiter des vues superbes depuis les différents bars ou restaurants.
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Petit écart sur notre séance de repos encore une fois, nous réservons une matinée de plongée pour partir à la découverte de la raie Manta, mesurant 3m de long sur 5 à 6 m de large. Et c’est par un temps assez gris que nous partons tôt un matin vers Manta Bay. Le temps est couvert, le vent est très léger et le bateau tangue légèrement. Et je vais expérimenter un mal que je n’avais jamais rencontré jusqu’à présent : le mal de mer ! Je suis debout sur le bateau, tout tremblant, nauséeux, hésitant à mettre l’embout dans la bouche sous peine de vomir dedans, je ne vais pas bien du tout ! Le moniteur me force à plonger et il a bien fait : une fois dans l’eau, tout se stabilise et je peux commencer la plongée tranquillement. Sous l’eau, c’est assez vaseux, nous voyons de jolis poissons mais rien de bien extraordinaire à cause de la visibilité limitée. Après 30 minutes de plongée, nous commençons à nous rendre à l’évidence, la raie Manta ne sera pas pour aujourd’hui. Et c’est dans les dernières minutes, à 20m de profondeur, comme venue de nulle part, qu’elle arrive, majestueuse telle un ange dans la mer. Le mouvement des nageoires est souple, elle glisse dans l’eau rapidement, le moment ne dure tout au plus que 10 à 12 secondes mais nous sommes subjugués. On remonte à la surface avec des étoiles pleins les yeux, tout heureux d’avoir eu la chance d’en apercevoir une. Retour sur le bateau, ce n’est toujours pas fameux au niveau de la tenue de l’estomac mais ca tient quand même ! Les nuages s’estompent et le soleil commence à prendre le dessus, ça tombe bien car nous allons dans un spot qui en nécessite. 20 minutes de trajet en bateau plus tard, nous voici à Crystal Bay. Et c’est un peu le coin qui regroupe tous les avantages pour plonger : peu fréquenté (à cette heure-ci), eau cristalline (d’où le nom), sable clair, poissons en pagaille et eau très chaude ! On se jette à l’eau pour se retrouver dans ce qui nous a été donné de plus beau à voir depuis que nous plongeons (ne faisons pas les kakous non plus, on parle d’une dizaine tout au plus) ! Poissons partout autour de nous, nous suivons même une tortue en train de se faire un festin, le cadre est magique ! Et avec la plongée, on se découvre l’un l’autre, et on apprend par exemple que Sophie a été croisée avec un dauphin ! En effet, je dois quitter à chaque fois le groupe au bout de 30-35 min car j’utilise l’air de manière inconsidéré pendant que Madame remonte au bout de 45-50 min avec plus d’air dans les bouteilles que les 2 moniteurs (pour les connaisseurs, je remonte avec 10-20 Bars pendant que Sophie remonte avec 100-110, en partant tous les deux à 200…). Au vu de mon état un peu limite à cause du mal de mer, je n’ai pas emmené la caméra avec moi dans l’eau lors de ces 2 plongées, et je le regrette :'(

Après-midi repos, nous profitons de nos derniers instants sur cette petite île avant de reprendre le bateau le lendemain pour l’île principale, à Sanur plus exactement. Nous retrouvons nos bagages à l’hôtel et on s’installe, dans une superbe chambre, une fois de plus. Balade en ville, on commence à faire quelques emplettes et nous partons ensuite en direction de Kuta, pour retrouver Alexis et Camille que nous avons déjà vu à Melbourne et qui profitent de 15 jours de congés à Bali également. Repas dans un restaurant avec des plats à tomber par terre, nous passons une super soirée à nous remémorer nos 15 jours de vacances et notre périple en Australie. Ces 15 jours auront été un véritable moment de repos et honnêtement, heureusement que nous sommes partis car je n’ose imaginer dans quel état de fatigue nous serions revenus, si à la place, nous avions parcouru le désert Australien pendant 3 semaines pendant 5000 km…
Nous finissons notre dernière journée en se baladant dans la ville de Sanur, à la plage et dans les magasins pour finir nos derniers cadeaux. Dernier repas dans une très bonne pizzeria (on commence à retrouver les bonnes habitudes :)) et nous prenons un vol en direction de Melbourne à 00h15 pour passer nos 3 derniers jours en Australie.
Petite carte de nos différents points de chute :










Donc en gros, si on veut un séjour pas cher, reposant, avec des choses magnifiques à voir autant aller en indonésie.
A bientôt.
Y’a pas à dire : Sophie porte mieux le pagne que toi, Yann 😉