Petite présentation de la Nouvelle-Zélande : c’est un pays divisé en 2 îles (l’île du Nord et l’île du Sud, jusque là c’est pas trop compliqué) avec Wellington en tant que capitale administrative du pays et Auckland en tant que capitale économique (toutes les 2 situées sur l’île du Nord). Il y a environ 4,5 millions d’habitants dont 1/3 est réparti à Auckland, 1/3 sur le reste de l’île du Nord et le dernier tiers sur l’île du Sud auxquels viennent s’ajouter 40 millions de moutons (soit quasiment 10 moutons par habitant, de quoi s’habiller chaudement pour l’hiver !).
Le pays est historiquement rattaché au Commonwealth d’Angleterre suite à un traité signé entre les anglais et les tribus locales en 1840.
Après 5 jours sur Auckland, nous récupérons un van à l’identique de ce que nous avions en Australie et démarrons notre périple sur les routes néo-zélandaises. On sort d’Auckland pour monter vers le Nord-Est et on sent très rapidement la différence avec l’Australie : les routes sont tortueuses, peu rapides et les distances nous paraissent une éternité.

Makatana FallsNous conduisons environ 150 km pour arriver sur notre premier camp, qui est un camp géré par un ministère local. Il faut savoir qu’ici, les policiers locaux sont beaucoup moins indulgents avec les vans garés sur une place de parking ou sur une aire de repos pour la nuit. Ce n’est autorisé qu’à la condition de posséder des toilettes et de quoi stocker ses propres déchets et à part une bouteille vide et un sac plastique, nous ne disposons de rien de tout cela! Et au vu de nos relations avec les forces de l’ordre, on ne va pas s’y risquer !
Nous partons le lendemain en direction de Manghawai Heads qui est une côte où s’alignent de très belles plages. Nous nous arrêtons à celle de Langs Beach, belle plage de sable fin avec de bonnes vagues. Bronzette, lecture, baignade et bim ! Une grosse vague ! Et une paire de Rayban à la mer ! On recherche pendant 1 heure dans la mer agitée mais nous devons nous rendre à l’évidence, elle est définitivement perdue :(.
Nous prenons la direction de Bay of Islands qui est connue pour héberger une série d’îles superbes. Nous passons la nuit sur le terrain d’une auberge de jeunesse à quelques kilomètres de là pour en profiter assez tôt le lendemain. Nous prenons le bateau pour aller visiter l’île de Urupukapuka (à vos souhaits !) et arrivons à Otehi Bay à l’heure du déjeuner. Lunch dans un cadre somptueux, nous partons ensuite en balade toute l’après midi pour admirer les paysages magnifiques des îles alentours et de la vue sur la côte.


Le soir venu, on se rend dans une réserve écologique à Aroha Island où nous posons le van sur le bord d’une plage du camp. A la nuit tombée, nous chaussons nos lampes frontales et partons à la recherche du Kiwi. Le Kiwi, qu’est-ce que c’est ? Ah ah !? C’est un petit animal, qui fait entre 30 et 40 cm, qui dort la journée (donc nocturne, pour ceux qui ont suivis leurs cours de SVT !) et qui est extrêmement rare dans le pays dont c’est devenu l’emblème (les néo-zélandais s’appellent les Kiwis). Ça ressemble grossièrement à une poule d’eau avec un très long bec pour aller chercher profondément dans la terre de quoi se nourrir. Donc, nous voici dehors à 22h30 en train de chercher un petit animal dans la forêt, à la lumière rouge (le blanc risque de les éblouir). Nous en apercevons finalement 2, un qui a traversé le chemin devant nous (et encore on a des doutes que ce soit un Kiwi, peut-être une poule d’eau…) et un autre dont on a vu que le cul et qui est parti se cacher dans les sous-bois. Maigre butin mais cela reste relativement rare d’en apercevoir en liberté et il faut savoir que 90% des néo-zélandais n’en n’ont jamais vu à l’état sauvage. Une petite image pour l’illustrer, vous vous doutez que la photo n’est pas de nous 🙂

Nous prenons ensuite la route pour un long périple le long de la côte Nord-Est, pour atteindre la péninsule tout au Nord de l’île. Cette péninsule est connue pour 3 points d’intérêts : 90 Miles beach, les dunes de Giant Te Paki et Cap Reinga.
Nous longeons 90 Miles beach qui comme son nom l’indique ne fait pas 90 Miles de longueur mais « seulement » 56 Miles, soit 90 Km. C’est une plage qui peut être parcourue en 4×4 tout le long (à marée basse évidemment, il y a des carcasses de voitures qui rappellent la dure loi de la nature). Nous préférons emprunter la route principale, vu que notre engin a déjà du mal à tenir les routes sinueuses et mangeons face à la mer qui est déchaînée ce jour-là (ce n’est pas vraiment une plage pour passer l’après-midi et se baigner).
Nous roulons ensuite vers les dunes de Giant Te Paki qui ressemblent à la Dune du Pilat mais multipliée par 10. Le paysage est saisissant : des montagnes, de la forêt, des dunes de sables et la mer, tout cela en un seul panorama. Nous passons environ 1h à nous balader dans les dunes avec un vent fort et le sable qui fouette nos visages.


La route vers Cape Reinga nous amène au bout de la péninsule et à notre premier vrai ‘Whaou !’. Ce lieu est sacré pour les Maoris (les habitants historiques de la Nouvelle-Zélande) car ils considèrent cet endroit comme le passage des âmes vers l’au-delà. En dehors de la symbolique, le lieu est magique ! Nous assistons à la rencontre entre 2 mers (l’Océan Pacifique à l’Est et la mer de Tasmanie à l’Ouest) qui viennent se cogner l’une contre l’autre dans un déchaînement de vagues, tout cela avec une vue sur l’horizon qui nous transporte.





Nous continuons encore pendant 100 km sur la côte Ouest cette fois afin de rejoindre notre camp de la soirée. Et une surprise nous attend, nous atterrissons sur un terrain tenu par 2 hippies qui se construisent tout le nécessaire pour vivre en auto-suffisance d’ici quelques années. Pour le moment, ils disposent d’un potager bien garni et de quelques veaux, d’un taureau et d’une chèvre. La vue sur les montagnes, la proximité avec ces animaux de la ferme et le calme des environs nous permettent de passer une très agréable soirée.
Nous nous levons assez tôt le lendemain car nous avons de la route à faire et Sophie profite des derniers instants pour jouer avec le chien de la maison, Roxie, ou plutôt Roxie profite des derniers instants pour jouer avec Sophie (on ne sait pas lequel des deux s’amuse le plus 🙂 )


Nous prenons le ferry à Kohukohu (qui nous évite un détour par la route de presque 100 km) pendant 10 min et nous partons en direction de Waipoua Forest qui héberge une immense forêt de Kauri, des arbres sacrés et millénaires.


Nous réalisons plusieurs balades et apercevons le Kauri le plus large, Tane Mahuta (51m de hauteur et 17,7m de diamètre), les Four Sisters (4 Kauris qui ont poussé au même endroit) et le 2ème Kauri le plus large, Te Matua Ngahere (16,5m de diamètre pour « seulement » 30m de hauteur).




Le lendemain, nous descendons jusqu’à Waitomo, connue pour ses grottes remplis de vers luisants. Plutôt que de faire la sortie en bateau classique, nous réservons une descente dans les grottes et nage dans les eaux.
Avant la sortie, nous partons en balade voir les chutes d’eau de Te Anga et le pont naturel de Mangapohue.


On passe à la séance enfilage des combinaisons de plongée, des casques (avec lampes à LED, ca a changé l’époque de la lampe à huile !) et des chaussons de plongée (oui, ils avaient des tailles hommes, du 48, qui m’a permis de ne pas avoir froid à mes « petits » petons :)).
La sortie se passe à merveille, nous naviguons dans les eaux des grottes (à 14°C !!) avec des milliers de vers luisants au-dessus de nos têtes, en réalisant quelques acrobaties (saut de 2m, toboggan naturel). Nous ne sommes pas mécontents de remonter à la surface car il commence à cailler sévère dans cette eau froide.

Nous dormons dans un camping avec le temps qui commence très sérieusement à se rafraîchir et nous passons notre première nuit assez fraîche à avoir besoin de la couette et du sac de couchage (il faut pas exagérer non plus, il fait 8-10°C la nuit et la transition avec l’Australie a été douce).
Le lendemain au réveil, le constat est clair : le temps est dégueulasse (crachin, pluie, brouillard) ! C’est la première fois depuis que nous sommes en Nouvelle-Zélande et cela tombe mal car nous devions réaliser une grande randonnée : l’ascension du Mont Tongariro ! Pour les connaisseurs, il s’agit de la Montagne du Destin dans le Seigneur des Anneaux. Tant pis, ça sera pour le chemin du retour dans 3 semaines ! Nous partons donc sous la pluie battante en direction du Sud et avons une idée de génie ! Qu’est-ce qui pourrait nous détendre un jour de pluie ? Un centre aquatique ! Nous faisons un peu de route pour dénicher un centre aquatique avec une piscine intérieure, une piscine détente avec toboggan, vagues et rivière ainsi que sauna et hammam, et tout ça, pour un tarif dérisoire : 5,5$ soit 3,25€! Sortie après 3h dans le centre, la batterie de la voiture est à plat (un benêt a oublié d’éteindre ses phares en se garant…). Nous cherchons un gentil néo-zélandais pour nous sauver et une famille arrive à notre rescousse, sort les câbles de batterie et la voiture redémarre au quart de tour.


Lever assez tôt pour profiter de Wellington, sous un temps menaçant, nous commençons par le musée Te Papa qui rassemble plusieurs expositions sur la Nouvelle-Zélande et son histoire. Nous pensions y passer 2h tout au plus, connaissant notre amour pour les musées, et cela a été un véritable déchirement de devoir partir au bout de 4h en ayant fait que la moitié des expositions.
Nous avons passé plus d’une heure à observer les vitrines gigantesques des différents animaux de Nouvelle-Zélande avec des détails sur leurs origines, leurs cris, tout cela avec une présentation extrêmement pédagogique.
L’exposition suivante concernait la guerre de 14-18 et la participation de la Nouvelle-Zélande au conflit, notamment au travers de la guerre de Galipoli avec l’Empire Ottoman (rallié à l’Allemagne), qui a duré 1 an et a conduit à 90% de pertes ou de blessures dans les troupes néo-zélandaises, tout en se soldant par un échec. Je ne connaissais pas cette bataille, à croire que j ai trop dormi pendant les cours d’histoire 😉 mais l’exposition est tellement bien menée que nous sommes complètement immergés dans la guerre avec le suivi au jour le jour et l’avancée des différents fronts. On ressort de là complètement bouleversés car nous avons suivi le quotidien de soldats (du plus faiblement gradé au plus haut) pour arriver à une fin tragique pour chacun d’entre eux.
Il y a aussi une exposition dédiée aux menaces sismiques. Cela commence par la composition de la terre, son évolution, l’explication de la fameuse tectonique des plaques pour aller jusqu’aux réactions à avoir en cas de séismes. Nous avons même pu intégrer un simulateur de tremblement de terre (5.2 sur l’échelle de Richter) pour ressentir les sensations au plus haut point. La Nouvelle-Zélande est plutôt traumatisée suite au tremblement de terre de Christchurch (sur l’île du Sud) en 2011 qui a ravagé entièrement le centre-ville (et pour avoir vu la ville à l’heure où j’écris ces lignes, cela devait être un champ de désolation en 2011 car beaucoup de bâtiments sont en cours de reconstruction en 2016, comme dans une ville d’après-guerre).
Nous finissons notre après-midi par l’histoire du peuple Maori et les différents échanges entre les colons anglais et les tribus locales pour arriver à la signature du traité en 1840. Cela nous permet d’apprendre quelques Hakas (dont le plus connu est celui réalisé fréquemment par l’équipe de rugby des All Blacks, promis on vous fera la démo en rentrant 😉 ) mais aussi de savoir qu’il en existe d’autres selon le contexte dans lequel il est chanté.
Nous sortons donc du musée avec la ferme intention d’y revenir mais nous devons embarquer sur notre ferry pour rejoindre l’île du Sud.
Carte des principaux points de notre périple :






Si on résume, c’est l’épisode sur le cul du Kiwi qui perd ses Rayban dans la furie de la tempête de la montagne du Seigneur des Anneaux. Par un froid de canard (ou de Kiwi on ne sait plus), vous chaussez (du 48, oui mais non) sans lumière puisque plus de batterie (Yann, je veux pas dire, mais tu concurrences Sophie des fois… ) vos sacs de couchage dans la piscine (?), et découvrez une vraie et sincère passion non pas pour Roxie mais pour les musées des kiwis…. C’est mon collègue NZL ici à Tampa qui va bien rire ^^ Merci pour ce beau récit de vos aventures et PROFITEZ!!! Vivement le haka… déguisé en Kiwi?? 🙂 On a hâte en Août!! On vous embrasse – Les US
Très bon résumé 🙂 ! Ça fera une belle 4ème de couverture de notre bouquin !
Et encore, on est passé outre l’épisode de la clé de contact fissurée dans la serrure du coffre de la voiture !
Bonjour Yann & Sophie,
Du coup nous ne savons plus ou vous vous trouvez actuellement, pas grave. Mais en tout cas aux vues des descriptions et des photos vous nous faites rêver.
Kiwi va verra ;^)
Bonne continuation à vous 2
Stéphane
Coucou on est toujours en Nouvelle Zélande mais on repart demain sur Melbourne. On est en train d écrire les prochains articles mais les journées sont chargées, faut pas croire les vacances ce n est pas de tout repos 😉